25 mai 2009
Les salariés de SGAM apprécieront...
Alors que la fusion de la SGAM et CAAM devraient intervenir et entraîner des reclassements, Patrice Leclerc Président de l'Association des actionnaires salariés de la Société Générale déclarait au Parisien (édition du 19 mai) :
"La création de filiales communes entre la Société Générale et le Crédit Agricole est une excellente initiative, qui permettra de réaliser des économies d'échelle. Dès que ces filiales seront opérationnelles, je ne serai ni étonné, ni opposé à une prise de participation de l'ordre de 3 ou 4 % du Crédit agricole dans le capital de la Société Générale"
En contradiction complète avec une précédente interview :
"On peut aussi dire que Daniel Bouton souscrit à la stratégie d'indépendance des actionnaires salariés. C'est la stratégie que nous soutenons depuis la privatisation de la banque, en 1987 ! L'ASSACT a participé activement à la défense de la Société Générale lors des deux précédentes tentatives de prise de contrôle : celle de Georges Pébereau (Marceau Investissements) en 1988, puis celle de la BNP présidée par Michel Pébereau en 1999."
"Quant à une éventuelle opération amicale, notre opinion n'a pas varié : loin de faire gagner de l'efficacité, un rapprochement avec un établissement aux procédures administratives et informatiques différentes aurait toutes les chances d'en faire perdre pendant plusieurs années."
Chacun gardera en mémoire le rapprochement houleux entre deux cultures différentes : celle des Caisses du Crédit Agricole et celle d'une banque de réseau le Crédit Lyonnais
13 janvier 2009
7 bonnes raisons pour la fusion BNPPARIBAS-Fortis
1 – La nécessité d’atteindre une taille critique est un enjeu majeur pour toutes les banques du monde aujourd’hui. Les rapprochements a priori et a posteriori de la crise montrent qu’il est nécessaire d’avoir un groupe solide aux revenus diversifiés, avec des marchés de base dans la banque de détail puissants et des implantations géographiques diversifiés.
2 – Le fait d’avoir une image forte et rassurante en temps de crise …. Une entreprise au bord du gouffre ne rassure ni les clients, ni le marché.
3 – L’atout des synergies et de marché domestique avec un positionnement fort à terme sur la France, l’Italie et la Belgique permettant au groupe d’être une des premières banques de dépôt en Europe.
4 – Un refinancement à moindre coût, véritable enjeu des banques aujourd’hui, permettant une hausse du PNB et un ratio Tier One dans des normes supérieurs à celles exigés par le régulateur.
5 – Le maintien de l’emploi. On imagine mal Fortis reprendre son indépendance ou être vendue en « compartiments » sans que celle-ci ait besoin d’alléger ces frais de gestion.
6 – Un développement soutenu et durable à l’international : un Etat ou un groupe de petits porteurs ne peuvent insuffler durablement et en conséquence des investissements permettant à l’entreprise de maintenir et développer ses marchés.
7 – Des contretemps qui coûtent chers aux actionnaires y compris les petites porteurs : perte de changes de 295 millions, etc et au final un cours de bourse qui ne retrouvera jamais les niveaux qu’il a atteint précédemment surtout quand l’entreprise ne peut pas faire la preuve de son développement et de sa pérennité à long terme.