13 janvier 2009
7 bonnes raisons pour la fusion BNPPARIBAS-Fortis
1 – La nécessité d’atteindre une taille critique est un enjeu majeur pour toutes les banques du monde aujourd’hui. Les rapprochements a priori et a posteriori de la crise montrent qu’il est nécessaire d’avoir un groupe solide aux revenus diversifiés, avec des marchés de base dans la banque de détail puissants et des implantations géographiques diversifiés.
2 – Le fait d’avoir une image forte et rassurante en temps de crise …. Une entreprise au bord du gouffre ne rassure ni les clients, ni le marché.
3 – L’atout des synergies et de marché domestique avec un positionnement fort à terme sur la France, l’Italie et la Belgique permettant au groupe d’être une des premières banques de dépôt en Europe.
4 – Un refinancement à moindre coût, véritable enjeu des banques aujourd’hui, permettant une hausse du PNB et un ratio Tier One dans des normes supérieurs à celles exigés par le régulateur.
5 – Le maintien de l’emploi. On imagine mal Fortis reprendre son indépendance ou être vendue en « compartiments » sans que celle-ci ait besoin d’alléger ces frais de gestion.
6 – Un développement soutenu et durable à l’international : un Etat ou un groupe de petits porteurs ne peuvent insuffler durablement et en conséquence des investissements permettant à l’entreprise de maintenir et développer ses marchés.
7 – Des contretemps qui coûtent chers aux actionnaires y compris les petites porteurs : perte de changes de 295 millions, etc et au final un cours de bourse qui ne retrouvera jamais les niveaux qu’il a atteint précédemment surtout quand l’entreprise ne peut pas faire la preuve de son développement et de sa pérennité à long terme.
06 octobre 2008
BNPParibas rachète Fortis
BNPParibas rachète finalement les activités de Fortis en Belgique et au Luxembourg. Il aura fallu une semaine de plus à la banque de la rue d’Antin pour s’offrir une place de choix sur le marché belge et luxembourgeois et passer à un statut de géant européen.
14,5 milliards d’euros c’est la somme que BNPParibas va dépenser pour devenir l’actionnaire majoritaire de Fortis, les Etats Luxembourgeois et Belges restant au capital. L’acquisition sera payé à hauteur de 9 milliards d’euros payés en 132,6 millions d’actions nouvelles. Le reste 5,5 milliards sera payé en cash et servir au rachat de Fortis Assurance en Belgique.
Les synergies sont d’ores et déjà estimés à 500 millions d’euros par an jusqu’en 2011. Pour la restructuration, les coûts sont chiffrés à 750 millions approximativement. Les restructurations devraient essentiellement concernés les services supports avec des rapprochements locales des équipes en Pologne, Turquie et en France.
A terme le ratio Tier 1 de BNPParibas devrait s’améliorer, BNPParibas devenant de fait la première banque de dépôts de la zone euro. Ce virage stratégique pour BNPPARIBAS lui permet de faire face et de montrer sa solidité au cœur de la crise financière.
29 septembre 2008
Fortis ou la grenouille qui voulait devenir boeuf
Fortis traverse une grave crise après l'injection de 11,2 milliards d'euros par la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas à hauteur de 49% dans chacune des filiales respectives de la banque. Cette injection se justifie : Fortis est la première banque belge et la seconde banque des Pays Bas.
Fortis se sépare également des activités rachetées à ABN AMRO quelques mois auparavant pour 24 milliards, avec une certaine dépréciation dûe à la crise actuelle des marchés (entre 8 et 12 milliards à la revente). La banque va donc se recentrer sur ces métiers historiques et ne devrait pas procéder à des licenciements massifs.
Le nouveau patron Filip Dierckx déclare "Je ne vais pas démentir que si on regarde certaines des décisions que nous avons prises dans le passé, alors on peut probablement dire qu'elles ont été prises au mauvais moment".
Par peur d'être racheté et pour se développer sur de nouveaux marchés rapidement, Fortis a joué au Casino avec une équipe de direction non impliquée et très volatile ... aujourd'hui Fortis en paie le prix fort. Les investisseurs dépités n'ont plus qu'à prendre leur mal en patience pour retrouver des plus values à l'heure où l'action du groupe est plus que dissolue. Pour la France, aucun changement particulier, les projets secondaires sont tous gelés. Les directions de groupe sont invités à présenter les changements au sein de Fortis en rassurant le personnel et en insistant sur la maîtrise du risque et des frais généraux.