02 août 2007
Partez tranquille grâce à Gardicanin
Rencontre avec J. MULLER, fondateur et gérant de la société GARDICANIN, le bon plan pour vos vacances et vos animaux !
OL-Très concrètement, je veux faire garder mon chien, comment ça se passe ?
Il existe deux moyens : par téléphone ou par Internet. Le site permet de se renseigner sur nos prestations, de se créer un espace membre et permet également d’être rappelé immédiatement et gratuitement. Pour les non initiés à l’outil informatique, un numéro Indigo dédié est à votre disposition 0.826.620.705, disponible 7j/7 et 24h/24. Nous prendrons alors connaissance de votre besoin et tâcherons de vous répondre le plus précisément possible. Une fois le devis validé, Gardicanin établira un contrat de mandat et commencera son processus de recherche de votre dogsitter parmi ses 14.200 dogsitters.
OL-Qui sont vos clients ?
Nos clients sont bien entendu des propriétaires d’animaux pour les gardes, et plus précisément des personnes âgées et cadres supérieurs pour les promenades. Globalement notre client est un propriétaire d’animal qui le respecte et qui préfère, pour un budget équivalent, offrir à son compagnon un cadre familial plutôt qu’une cage lors de son absence.
OL-Comment vous est venue l'idée de développer cette activité ?
J’ai eu moi-même ce problème de garde lors de mes vacances étant étudiant. De plus, le modèle de dog-sitting américain ont pris une ampleur considérable et tous les indicateurs économiques étaient au vert. Cette multitude de facteurs positifs a accéléré la création de GARDICANIN.
OL-Quel a été l'investissement financier de départ ?
L’investissement de départ a été faible financièrement mais très important en temps de travail. Comme toute société de service à haute valeur ajoutée, les coûts fixes sont très faibles et les frais de fonctionnement sont en grande partie variables au volume des ventes. Concrètement, j’ai obtenu un prêt bancaire auprès du CIC (que je ne remercierai jamais assez) de 15.000€ avec un capital de 1500€ et aucune expérience en création d’entreprise (à 23 ans).
OL-Est ce que vous avez des projets en cours ? Pouvez nous en parler succinctement ?
J’ai effectivement plusieurs projets en cours. Essentiellement pour Gardicanin - qui est en phase de levée de fond- , des projet d’expansion vers d’autres pays européens à court terme mais aussi pour d’autres projets de création d’entreprise. Je ne peux malheureusement en dire plus pour le moment.
OL-Vous est-il facile de recruter des dogsitters ? Comment s'orientent vos choix ?
Il n’est pas facile de trouver les bons dogsitters mais ce n’est pas difficile à condition d’y mettre les moyens. Une rigueur, des valeurs communes ainsi que des objectifs sains permettent globalement de sensibiliser les bonnes personnes et ainsi de qualifier notre réseau. Nous avons retenu près de 14.000 dogsitters sur plus de 300.000 candidatures. Nos dogsitters sont essentiellement des étudiants (80%), retraités (18%) et actifs (2%). La garde d’animaux est un domaine de passion, celui des animaux. Clairement une personne qui n’aime pas les chiens ne va pas vouloir les garder car elle en aura peur. Ce principe permet une sélection naturelle des candidatures que nous recevons. Les qualités recherchées sont l’amour des animaux prioritairement mais aussi le sens des responsabilités et la politesse.
OL-Quelle est la situation du marché ? Est- il porteur ?
Le marché peut devenir très important, il est clairement inondé par le « non déclaré », qui malheureusement apporte beaucoup de problèmes, d’insatisfaits et, fatalement, une mauvaise image du métier. La solution pourra être importée par l’intégration dans les métiers des services à la personne et ainsi faire bénéficier à nos clients d’une TVA à 5,5% et d’un crédit d’impôt de 50%, ce qui n’est pas négligeable. Gardicanin apporte son professionnalisme à ce nouveau marché et souhaite contribuer à son développement. Gardicanin apporte un souffle nouveau, un nouveau service et ce partout en France. Gardicanin est la seule structure au niveau national. Nos 1200 clients se trouvent aussi bien à Paris qu’à Nantes, Strasbourg, Lille ou Marseille.
OL-Qui sont vos concurrents ?
Comme énoncé plus haut, notre concurrent est le marché noir, les sites d’annonces. Ce marché du « non-déclaré » est, qui plus est, déloyal car les charges ne sont pas payées, il n’y a pas de TVA ni d’impôt. Quelques autres structures locales agissent à Paris ou en banlieue parisienne mais aucune en province. Il existe également en France une activité proche du dog sitting qui s’appelle le home- Sitting. Ces sociétés organisent la venu d’un couple de retraités dans votre maison durant votre absence. Ces sociétés répondent à un service très précis et nous sommes partenaires avec l’une d’entre elles car elle complète nos offres de prestations.
OL-Est ce facile aujourd'hui d'être entrepreneur en France ?
C’est une question assez difficile à trancher. Je pense que ce n’est pas forcement difficile si l’on a les capacités nécessaires. Les législations sont assez contraignantes pour une jeune société. Par contre, les aides sont nombreuses mais trop compliquées et trop restrictives pour un nouvel entrepreneur. Dans mon cas, j’ai demandé en octobre une aide de l’Etat pour tout jeune créateur (l’EDEN) à hauteur de 6000€ et je n’ai, à ce jour, toujours pas reçu ces fonds car l’état ne débloque pas les budgets nécessaires. Il faut savoir anticiper et prendre les devants. Je dirais que pour un personnage hyperactif, intelligent, malin et surtout porteur de nouveauté, il n’est pas difficile de créer en France.
OL-Le conseil que vous donneriez à celles ou ceux qui se sentent l'âme d'entreprendre ?
D’abord, être convaincu de son idée et ne pas se laisser démoraliser par les éternels pessimistes. La création d’entreprise requiert des capacités mentales extrêmes. Durant les premier mois, vous avez la sensation de remettre votre vie en jeu tous les jours. Vous vivrez au rythme des mails, des commandes, des coups durs, des déceptions mais surtout des succès. Ce rythme de vie rend vos journées uniques et quand cela se passe bien, chaque jour est une victoire, et cela n’a pas de prix. La France est un beau pays, qui a besoin d’un potentiel d’entrepreneurs énorme, nous souffrons du manque de PME comparé à nos voisins allemands. Or ce sont ces PME qui créent la richesse et l’emploi dans un pays. Une fois ces PME créées, ce sera notre croissance qui sera meilleure et forcement notre pouvoir d’achat. C’est un cercle vertueux dont la base est l’entreprenariat.
Merci à M. MULLER pour cette interview, une seul adresse www.gardicanin.fr